Chaîne de production des communiqués de presse

Les plateformes relais de communiqués de presse sont tendance auprès des spécialistes en référencement naturel. En effet, contrairement aux annuaires, elles permettent la promotion de liens profonds, le tout en ciblant des champs lexicaux très précis grâce à un contenu rédactionnel riche. Mais, concrètement, comment ça marche ? À quoi correspond une chaîne de production de communiqués de presse, telle que mise en place par un référenceur ? Le présent article présente la méthodologie de Petit Nuage en détail. Dévoilée pour vous ici en exclusivité mondiale, bien entendu !

Les plateformes relais de communiqués de presse ont le vent en poupe auprès des référenceurs

Les annuaires continuent à avoir du poids en référencement naturel, et même si cette tendance s’essouffle, il ne faut pas négliger ce moyen d’acquisition de liens dans une stratégie de développement d’un réseau de liens ou netlinking. Pour autant, la tendance actuelle du référencement web (ou SEO pour Search Engine Optimisation) va aux sites relais de communiqués de presse. En réalité, plus que des communiqués destinés à la presse, il s’agit plus généralement de sites de contenus où tout un chacun peut proposer un article qui est ensuite relu, parfois modifié, et enfin validé ou rejeté par le responsable du site.

Le présent article a pour vocation de présenter la chaîne de production (ou la méthodologie) exploitée par Petit Nuage au profit de ses clients et de son propre réseau de sites dans le cadre de campagnes de référencement naturel à base de communiqués de presse.

Préparatifs

Une campagne de communiqués de presse, ça se prépare !

Avant d’entamer une mission basée sur la promotion d’un site à base de communiqués de presse, il convient de déterminer la liste des mots-clefs visés, ainsi que la liste des pages que l’on souhaite promouvoir.

Habituellement, la liste des mots-clefs recherchés est fournie par un client, mais ce n’est pas systématique. À partir de cette liste, il convient de trouver des dérivatifs proches. En effet, dans le cadre d’un référencement naturel, la sur-optimisation peut desservir le site. Ici, il s’agit d’éviter que plus de la moitié des liens vers une page comportent un même mot-clef. Au-delà, les moteurs de recherche ont tendance à appliquer une pénalité, considérant (à tort ou à raison, peu importe) les liens comme non naturels.

Pour déterminer les pages à promouvoir, on peut utiliser l’opérateur « site: » associé au mot-clef visé sur un moteur de recherche (en France, on ciblera avant tout Google qui représente plus de 90 % de parts de marché de la recherche), par exemple :

site:example.com restaurant paris

A priori, le résultat fournira les pages les plus pertinentes du site en rapport avec le mot-clef donné (ici, « restaurant paris »), et il sera d’autant plus facile de les faire remonter dans les résultats de recherche face aux concurrents. Toutefois, il faut bien vérifier la pertinence de ces pages, notamment face aux objectifs de conversion du client. Mieux vaut cibler les pages présentant un contenu pertinent, en rapport avec le mot-clef visé, et incitant à la transformation (inscription à une lettre d’information, prise de contact ou achat, par exemple). Cela permettra à la fois de s’assurer d’une certaine pérennité de ces pages dans les résultats de recherche et d’une taux de transformation optimal. Un choix manuel des pages à promouvoir s’avère donc nécessaire, éventuellement après discussion avec le client de la prestation de référencement.

Tableau de calcul du budget selon plusieurs scénarios d'une mission de référencement naturel basée sur les communiqués de presse

L'étude de plusieurs scénarios permet de trouver le meilleur retour sur investissement d'une mission de référencement naturel basée sur les communiqués de presse

À ne pas négliger : le budget. Celui-ci doit correspondre à celui défini avec le client. Il convient d’étudier plusieurs scénarios pour trouver la solution la plus adaptée aux besoins.

Documentation globale à la mission

Avant de dire des bêtises, mieux vaut se documenter sur la thématique du site à promouvoir

Rares sont les rédacteurs web qui savent tout sur tout. Du coup, pour parler d’une thématique, il faut au préalable se documenter. Pour commencer, on peut parcourir le site du client pour y puiser des sources d’inspiration. Ensuite, parfaire sa vision globale en regardant les sites bien positionnés sur les mots-clefs visés aide à mieux cerner la manière dont le marché se présente. Enfin, la lecture de pages encyclopédiques ou de référence, et si possible en multipliant les sources, y compris en langues étrangères, permet de comprendre les points essentiels du domaine abordé.

Documentation spécifique à chaque article

Un article pertinent se prépare par une documentation dédiée

Si certaines missions se contentent parfaitement d’un unique article relayé sur les sites de communiqués de presse, la plupart en réclament plusieurs, répartis dans le temps. Aussi, une fois le domaine global à la mission connu, il convient de creuser plus en détail une ou plusieurs sources d’inspiration pour chacun des articles visés. Chaque article aura pour objet de mettre en avant un sujet particulier, en vue de promouvoir trois jeux de mots-clefs. Ces trois jeux de mots-clefs méritent donc une documentation particulière dans le cadre de l’article à rédiger.

Rédaction d’un article

300 mots par communiqué semble être la longueur optimale

Les moteurs de recherche aiment les contenus riches. Mais les contenus longs coûtent cher à produire. Il convient donc de trouver une équilibre lié au retour sur investissement.

Ainsi, l’expérience montre que des contenus d’une longueur d’environ 250 à 500 mots offrent une excellente visibilité sur les moteurs de recherche, permettant à la fois de donner des informations utiles recherchées par les Internautes sans les ennuyer par un texte trop exhaustif. En parallèle, la plupart des sites relais de communiqués de presse de qualité préfèrent éviter de voir leurs pages truffées de liens à outrance. En conséquence, ces sites limitent habituellement à un lien pour cent mots de contenu soumis. Ainsi, un contenu de 300 mots environ permet le placement de 3 liens optimisés vers le site du site à promouvoir.

Notez bien que le terme communiqué de presse n’est pas le bon ici, même s’il s’agit de l’expression couramment employée. En effet, les articles soumis dans le cadre d’une mission de référencement naturel ne suivent pas nécessairement la forme très particulière des communiqués de presse tels qu’habituellement publiés par les services de relations publiques ou relations presse. Fermes de contenus, serait sans doute plus adapté. Cependant, en particulier maintenant que Google a décidé de mener une bataille féroce contre les sites publiant du contenu de piètre qualité, ciblant notamment les fermes de contenus, le terme a une connotation péjorative qu’il convient d’éviter d’employer.

Préparation des déclinaisons

Le content-spinning aide à varier la formulation, mais reste très insuffisant pour se prétendre original

Dans leurs conseils pour les webmasters, les moteurs de recherche recommandent d’éviter de présenter du contenu dupliqué. Les sites basés principalement sur du contenu dupliqué se classent mal et transmettent peu de poids dans leurs liens. Les webmasters des sites relais de communiqués de presse utilisent des outils de détection de plagiat qui permettent de refuser du contenu dupliqué au moment de la validation des articles soumis ou quelque temps après la publication.

Pour réduire les coûts de production de contenus tout en leur assurant une certaine originalité, certains webmasters utilisent des outils de content-spinning plus ou moins automatiques et sophistiqués. Cependant, ces outils ont tendance soit à produire du contenu très proche de l’original, soit à devenir inintelligibles.

Petit Nuage utilise une méthodologie relativement sophistiquée de génération de contenu de type content-spinning pour varier le contenu des articles. Celle-ci consiste à :

  • réécriture manuelle de chaque paragraphe en plusieurs variantes uniques ;
  • réécriture des phrases-clefs en plusieurs versions distinctes ;
  • réécriture des expressions-clefs en plusieurs variantes ;
  • remplacement de certains mots par es synonymes ;
  • s’assurer de la cohérence des mots-clefs entre titre, extrait (ou introduction) et contenu ;
  • placer des liens sur les mots-clefs optimisés de manière naturelle.

Malheureusement, l’expérience montre que cette approche, déjà fort coûteuse et dépassant largement les efforts de nombreux concurrents exploitant ce type de techniques, est insuffisante pour produire du contenu original. En effet, outre que les lecteurs humains voient des similitudes flagrantes, les outils automatiques repèrent aisément ces diverses variantes.

Pour autant, cette passe reste pertinente : lorsque l’on doit diffuser un même contenu original sur 10, 20 ou 50 sites en le réécrivant à partir de la même source, les réécritures manuelles ont tendance à se ressembler énormément. D’où l’intérêt d’avoir, à chaque fois, une version légèrement différente du document original pour accentuer les différences entre les versions.

Publication des déclinaisons

Si l’automatisation de la publication réduit les coûts, elle a ses limites

On notera que les plateformes relais de communiqués de presse utilisent un nombre restreint de CMS (ou systèmes de gestion de contenu en ligne), au nombre desquels WordPress, SPIP, Dotclear et toutes leurs variantes, et, plus rarement, des solutions propriétaires. Cette situation se prête à l’automatisation. En effet, il n’y a que peu de valeur ajoutée à se connecter manuellement au site sur lequel on souhaite publier un contenu.

Chez Petit Nuage, cette automatisation est partielle, à savoir que les communiqués de presse sont préparés sur un WordPressen accès privé doté d’extensions personnalisés permettant la préparation du contenu prêt à être soumis ailleurs. Ensuite, des scripts iMacros facilitent la soumission de ces contenus sur des sites tiers.

Cependant, cette automatisation est partielle, de nombreux éléments étant modifiés au moment des soumissions :

  • le titre est habituellement réécrit à la main, de manière spécifique au site ;
  • l’extrait ou introduction du contenu sont là encore totalement réécrits ;
  • le contenu est totalement ou partiellement réécrit, parfois, l’ordre des paragraphes est chamboulé, des extraits totalement originaux sont ajoutés ;
  • les liens sont parfois modifiés ;
  • le classement du contenu (catégories, mots-clefs) sont faits de manière spécifique au site.

Cette méthode permet de s’assurer que le contenu soumis au site est exclusif et original.

Suivi de validation

Le suivi de validation est souvent nécessaire

Compte tenu du coût que représente la soumission d’un article, il convient de ne pas perdre son temps à soumettre des contenus sur des sites qui ne les valident pas. Or, il y en a beaucoup.

D’une part, certains sites sont abandonnés, ce qui arrive plus fréquemment qu’on ne le pense. Certains webmasters s’imaginant, à tort, que les sites relais de communiqués de presse vont leur apporter gloire et fortune. D’autre part, certains sites mettent plusieurs mois à valider certains articles soumis. Par ailleurs, certains sites réécrivent les contenus au point de les rendre méconnaissables. C’est pire encore pour ce qui est des liens, qui subissent parfois un réel sabotage (non, vraiment, aucun de mes clients ne veut promouvoir la page d’accueil de son site sur l’expression « site web »). En matière de liens, certains sites mettent systématiquement les liens en nofollow, ce qui est une hérésie pour des articles validés à la main avant publication, le tout dans le cadre d’une mission en référencement naturel. Sans même parler de ceux qui bourrent les contenus soumis de liens internes ou externes, faisant travailler les rédacteurs tiers non pas à leur profit, mais au profit de leurs concurrents ! Enfin, il y a des sites d’apparence actifs, permettant à des tiers de soumettre des contenus, mais qui… ne les mettent jamais en ligne. Le Far West, en somme.

Pour autant, tous les clients ne veulent pas de suivi, et toutes les missions n’ont pas nécessairement besoin d’un suivi minutieux. Car ce suivi coûte (relativement) cher à réaliser scrupuleusement.

Suivi de positionnement

Le suivi de positionnement permet de vérifier le bon déroulement de la mission

Publier des communiqués de presse, c’est bien. Démontrer l’intérêt de ce travail par une amélioration du positionnement, c’est mieux. Aussi, un suivi régulier du positionnement du site s’avère utile et permet de rassurer le client sur l’impact de la mission sur sa visibilité en ligne.

Ce positionnement peut se faire de manière spécifique à un mot-clef, de sorte que l’on peut suivre l’impact de la campagne de référencement sur les résultats de recherche. Une fois qu’un mot-clef a atteint ses objectifs, on peut cibler d’autres mots-clefs moins bien positionnés.

Courbe de positionnement

Courbe de positionnement montrant l'évolution du positionnement d'un site dans les résultats d'un moteur de recherche sur un mot-clef donné

Par ailleurs, le suivi de positionnement peut se faire aussi de manière globale à la mission, récapitulant les objectifs à atteindre. Ainsi, une fois tous les objectifs atteints, on peut définir de nouveaux objectifs, ou étaler les communiqués restants dans le temps pour un entretien à moyen ou long terme.

Suivi des objectifs de positionnement

Récapitulatif des objectifs de positionnement dans le cadre d'une mission de référencement naturel

Petit Nuage utilise des outils développés en interne pour le suivi du positionnement. Cependant, il existe de nombreux outils sur le marché qui permettent un suivi de positionnement des campagnes de référencement naturel. Chacun de ces outils présente des rapports de référencement plus ou moins complets et diversifiés.

Critique

La méthodologie ci-dessus est celle que Petit Nuage utilise actuellement (à savoir en 2010 et au début 2011) dans le cadre de ses campagnes en référencement à base de communiqués de presse. Cette méthodologie présente actuellement d’excellents résultats. Ainsi, les articles soumis sur les diverses plateformes des communiques de presse apparaissent parmi les plus visibles sur les mots-clefs visés sur les moteurs de recherche et ce même en l’absence de netlinking complémentaire. Bien entendu, les résultats se voient aussi sur les sites ainsi promus, dont les pages remontent naturellement dans les résultats de recherche. En plus de l’exécution d’une telle mission de référencement, le choix des plateformes privilégiées n’y est pas étranger.

Cependant, ce type de prestation a un énormé inconvénient : un coût relativement élevé pour le client. Selon le temps préparatoire à la mission, la quantité d’articles globaux, la quantité de déclinaisons et le soin apporté à chaque publication, le coût d’acquisition d’un lien varie entre 2 et 15 € HT, avec une moyenne constatée aux environs de 10 € HT. C’est certainement meilleur marché que le contact direct de webmasters que l’on démarche manuellement (un échange de liens purement manuel ciblant des sites particuliers réclame plusieurs heures de prise de contact, de négociation, de mise en place et enfin de suivi). En revanche, cela reste largement plus cher que d’autres méthodes d’acquisition de liens. Et là, je ne fais pas référence au spam web (et autres techniques black hat), dont l’intérêt et la pérennité sont douteux, mais à des méthodes de linkbaiting plus originales, mais aux résultats plus aléatoires.

Néanmoins, le référencement à base de communiqués de presse reste une méthode qui fonctionne plutôt bien et permet l’acquisition de liens depuis des sites depuis lesquels on ne peut en acquérir que via des publications de ce type.

À l’avenir

Pour les mois à venir, Petit Nuage prépare une mise à jour de cette méthodologie, mettant l’accent sur une automatisation plus importante, permettant de réduire le coût d’acquisition des liens jusqu’à 30 %. Le but n’est pas de remplacer la rédaction manuelle, de loin la plus coûteuse, par des armées de robots ou de rédacteurs off-shore dont les contenus sont souvent de qualité médiocre, mais plutôt d’automatiser encore plus ce qui peut l’être, dont la recherche documentaire, l’aide à la rédaction, la publication et le suivi.

En complément, cette automatisation permettra d’améliorer la diffusion de contenus en programmant les campagnes à l’avance, favorisant une diffusion plus maîtrisée des contenus — et des liens associés — dans le temps, favorisant l’aspect naturel du netlinking (ou réseau de liens) ainsi mis en place.


Commentaires

14 réactions to Chaîne de production des communiqués de presse:

  • seodenuit

    seodenuit a réagi le 28 février 2011 à 10 h 25 min :

    3610 € pour une campagne de liens via CP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Omagad !!!!! NomDiDiou !!!! Tabernacle !!!!!!!
    ….
    Faut m’excuser, l’article est très bon, j’y ai appris pleins de trucs (notamment ton utilisation de Imacro) mais 3610 €; j’en reviens pas !!!


  • Daniel Roch

    Daniel Roch a réagi le 28 février 2011 à 10 h 42 min :

    Excellent article sur la publication des communiqué de presse : il est clair et exhaustif.

    Je me pose quand même une question, travaillant moi-même dans le référencement. Est-il vraiment possible techniquement de créer réellement 150 publications différentes en ne se basant que sur 5 articles à la base ?


  • cdillat@publier un lien

    cdillat@publier un lien a réagi le 28 février 2011 à 11 h 09 min :

    On sent la méthodo pro. Très bien écrit ton article. La solution de site de CP est vraiment couteuse en temps donc en argent mais à en voir ton exemple de suivi elle est aussi bénéfique pour le client… Pour ses projets perso il faut trouver la motiv ;)


  • Christophe [Alpes Communiqués]

    Christophe [Alpes Communiqués] a réagi le 28 février 2011 à 11 h 45 min :

    Très intéressant de lire l’envers des cartes. En tant que nouveau webmaster d’un petit site de CP, les techniques évoquées dans l’article me parle et je trouve l’automatisation mise en place intéressante car bien pensée et pas trop bourrine !


  • Martin (Petit Nuage)

    Martin (Petit Nuage) a réagi le 28 février 2011 à 18 h 13 min :

    @seodenuit : L’exemple que j’ai fourni dans l’image de calcul est fictif, afin de ne pas dévoiler des éléments confidentiels sur mes interventions. Néanmoins, oui, c’est un tarif que j’assume. Je t’invite à jeter un œil sur mon étude du coût de production de contenu rédactionnel pour mieux comprendre ce que coûte la production de contenu.

    D’ailleurs, je note que ce qui semble te choquer, ce n’est pas le temps passé, pas plus que la stratégie employée, juste le prix. Or, il correspond bien au travail fourni pour ce type de mission. De plus, les résultats que j’obtiens par ce biais sont tout à fait réels.

    Bien entendu, à ce tarif là, le client n’a pas droit à une campagne de web spam prohibée par les moteurs de recherche, mais à la création et la diffusion de contenus qu’il n’aura pas besoin de cacher aux moteurs de recherche pour passer sous le radar, comme le recommandent certains confrères indélicats peu respectueux des conseils aux webmasters.

    @Daniel Roch : Oui, il est possible de faire 150 variantes originales à partir de 5 articles d’origine. Mais cela est difficile, prend du temps (dans le tableau apparaissant dans l’article, les durées sont exprimées en minutes, et il y a une équivalence stricte entre euros et minutes, bref, tu peux toi-même constater que oui, ça prend un temps… fou), ne peut se faire d’une traite, et produit… forcément, 150 articles traitant de 5 sujets tout à fait équivalents. C’est aussi la limite de cette technique : si la forme reste différente à chaque fois (150 variantes réécrites manuellement, en totalité ou en partie du moins), on parle toujours des mêmes 5 sujets d’origine, le fond restant le même.

    Le principe original d’un communiqué de presse consiste à rédiger une annonce et une seule, puis de la diffuser partout, à destination des journalistes en premier lieu. Les communiqués essayent donc de respecter la forme attendue par les journalistes, d’où une certaine homogénéité dans cette forme, et, surtout, un exemplaire original unique.

    Or, les moteurs de recherche n’aiment pas voir du contenu dupliqué apparaître sur plusieurs sites, et retiennent le site considéré comme étant l’original pour retirer les autres des résultats (sans, officiellement, les bannir). Si cette diffusion se devait trop importante, les moteurs de recherche pourraient considérer cette approche comme étant du spam. Cependant, la plupart des communiqués de presse « classiques » ne comportant pas nécessairement de liens, les chances pour qu’une diffusion trop importante nuise à l’annonceur (cela reste bien une forme de marketing, d’où l’emploi du terme annonceur) sont inexistantes. Le positionnement sur les moteurs de recherche est très indirect, là aussi : il ne se fait que si les journalistes relaient l’information (chose rare pour des entreprises méconnues et des services tout aussi confidentiels) et qu’ils ajoutent des liens (là, c’est de la science fiction, pour ainsi dire du jamais vu, à croire que les journalistes ont des consignes pour ne pas le faire sur dans les médias nationaux ou locaux populaires).

    La forme optimisée pour du référencement naturel des communiqués de presse cible plutôt les moteurs de recherche, et adapte la forme à ce public. Et les vecteurs d’information principaux ne sont pas tant les journalistes, mais les responsables des sites qui relaient l’information.

    La méthode décrite dans le présent article vise donc à satisfaire les attentes des webmasters en charge de sites de communiqués de presse tout en répondant aux critères qualitatifs des moteurs de recherche. Pour jouir d’une visibilité optimale, une réécriture originale est nécessaire.

    Aujourd’hui, la réécriture peut se contenter de la forme, tant que celle-ci est effectivement originale. Le fond, on peut le regretter ou s’en réjouir, est moins important. Pour autant, peut-on s’en contenter ? Ces contenus sont-ils réellement originaux selon les critères des moteurs de recherche ?

    Mon expérience montre qu’il est possible, via ce procédé, de voir apparaître deux articles suivant une telle approche en première page de résultats de recherche sur une requête moyennement concurrentielle, montrant là que cette approche ajoute suffisamment de variation dans les contenus pour leur donner un aspect original et diversifié selon les critères qualitatifs des moteurs de recherche. C’est exactement ce à quoi cette méthodologie aspire.

    Pour autant, à l’avenir, les moteurs de recherche pourraient devenir plus subtils et plus exigeants.

    @cdillat : Oui, en effet, le référencement à base de communiqués de presse est très coûteux. Une telle mission peut être complétée par des inscriptions sur les annuaires, moins coûteuses. Cependant, la plupart des annuaires ne permettent l’inscription que d’un unique lien, vers la page d’accueil qui plus est, le lien étant placé sur un titre, rarement optimisé. En outre, les descriptions pouvant être fournies sont beaucoup trop courtes pour réellement accrocher l’intérêt des moteurs de recherche. Bref, les communiqués de presse sont très largement plus intéressants, d’un point de vue de l’impact, que les annuaires, dans une stratégie de netlinking.

    Certains de mes confrères privilégient les échanges de liens avec des confrères, voire des concurrents. Cela marche parfois. L’expérience montre cependant qu’en moyenne, il faut plusieurs heures — et donc plusieurs centaines d’euros de coûts — pour négocier un lien réellement optimisé. Ça revient à cher le lien. On a alors grand intérêt à bien choisir ses partenaires pour que l’affaire soit rentable, ce qui n’est pas évident.

    D’autres, dans la même voie, mais entièrement automatisée pour réduire les coûts, utilisent des logiciels de spam qui contactent automatiquement des milliers, voire centaines de milliers de webmasters dans des programmes d’échanges de liens automatiques. Cette méthode permet surtout de se faire une réputation de spammeur auprès des webmasters tiers et d’acquérir des liens de très faible qualité, le tout en contradiction des conseils aux webmasters prodigués par les moteurs de recherche.

    Heureusement, il existe d’autres stratégies de référencement, au niveau d’acquisition de liens qui sont, elles, plus efficace et plus créatives. Cependant, elles réclament souvent une plus grande implication du projet référencé avec la campagne de référencement.

    @Christophe : Ravi que la méthode te plaise. En effet, la méthode décrite vise à ménager les webmasters des sites relais de contenus, communiqués de presse ou autres.

    En effet, l’expérience montre que les sites les plus en vogue — à savoir ceux qui ont le trafic le plus intéressant, ainsi que ceux qui transmettent le plus de link juice — sont les plus exigeants en matière de contenu original, notamment, et de qualité (certes, la qualité est un élément subjectif). L’automatisation décrite ici concerne donc exclusivement le travail qu’une réalisation manuelle n’améliorerait en rien, le travail manuel étant concentré sur sa valeur ajoutée créative et originale. C’est aussi ce travail qui représente le coût le plus important (mais ça, ce n’est guère une surprise).

    À mes débuts, j’avais essayé d’exploiter le content spinning seul pour assurer l’originalité des contenus. C’est très loin d’être satisfaisant. Il y va du paradoxe des anniversaires qui s’applique très bien ici, car quelle que soit la qualité du spin, deux variantes contiendront nécessairement des similitudes évidentes même pour un robot d’indexation. Mais bien avant les robots, cette méthode ferme la porte aux sites relais de communiqués de presse les plus populaires, ceux-ci exploitant, en complément d’outils de détection de plagiat automatiques, une méthode de relecture manuelle très efficace contre le spam web.

    Il en résulte que l’approche décrite ici de publication de communiqués de presse optimisés pour du référencement naturel est un travail important, en plus d’être un exercice de style dont la maîtrise ne réclame pas de talents créatifs cachés, mais n’en reste pas moins un exercice peu évident.


  • cdillat@publier un lien

    cdillat@publier un lien a réagi le 28 février 2011 à 19 h 39 min :

    Merci pour ta réponse Monsieur le bavard. Tu as gagné un abo rss en plus ;)


  • A la découverte du web #8 | Astucee - Actualité. Web 2.0. High-tech.

    A la découverte du web #8 | Astucee - Actualité. Web 2.0. High-tech. a réagi le 4 mars 2011 à 18 h 56 min :

    [...] Fermes de contenus : comment Google peut les reconnaître ?Axe-net : Olivier Andrieu, interview SEOPetit Nuage : Chaîne de production des communiqués de presseGeeek : URL et SEO : Quelques astucesiThink : De [...]


  • seodenuit

    seodenuit a réagi le 24 mars 2011 à 12 h 58 min :

    Pour compléter ton article, je me permets de laisser un lien vers une liste de sites de CP, que j’essaie de rendre exhaustive.
    Ciao Bello !


  • wemi

    wemi a réagi le 17 mai 2011 à 11 h 39 min :

    Salut Martin,

    Je constate que la méthodologie de ton référencement par communiqués de presse est bien rodée.

    J’aimerais revenir en particulier sur le point vital de toute agence, au-delà même des compétences en SEO : la prospection… Ton devis est parfait selon moi ; il est détaillé, clair, précis et représentatif du travail que tu effectues.

    J’en arrive enfin à ma question qui concerne tes méthodes de prospection. Comment entres-tu en relation avec tes prospects? Fais-tu de la pub, du démarchage sauvage, ou des partenariats particuliers avec des agences web non referenceuses?
    Si ce n’est pas trop indiscret, peux-tu nous dire quel est ton ration « prospects contactés/contrats signés » avec cette formule par CP?

    Je te remercie par avance,
    Wemi.


  • admin

    admin a réagi le 18 mai 2011 à 21 h 42 min :

    J’ai une sainte horreur d’être sollicité commercialement. Aussi, ma démarche de prospection est plutôt passive qu’active. En d’autres termes, je ne vais pas voir les prospects pour leur vendre mes services, mais ce sont les prospects qui viennent me voir en premier.

    Un autre point : bien que nous soyons ici sur le site commercial de ma boîte, Petit Nuage, celui-ci ne vise pas à convaincre des nouveaux clients. Son object est différent : lorsqu’un prospect est sur le point d’être convaincu de travailler avec moi, mais qu’il a besoin de se rassurer sur mes compétences, il peut se servir de ce site pour en avoir un échantillon.

    Ceci pour dire que ma démarche n’est pas la meilleure, d’un point de vue de son efficacité globale. En effet, il aurait été autrement plus efficace de contacter les prospects à mon initiative pour leur vendre des services correspondant à leurs attentes. En outre, un site plus attrayant, commercialement, permettrait d’augmenter sensiblement le taux de transformation des visites en prospects, voire en clients. Ce n’est juste pas ma démarche actuelle (quelle qu’en soit la cause, et qu’elle soit juste ou non).

    Pour en revenir à ce présent article. Cet article me permet notamment de fournir une description détaillée de ma méthodologie de référencement naturel à base de communiqués de presse à mes prospects et à mes clients. En revanche, je ne propose pas ce type de mission à tous mes contacts. En effet, j’essaye de faire des propositions plus en rapport avec les ambitions et les moyens consacrés à chaque projet, et la présente méthodologie, si elle permet d’obtenir des liens de qualité (au sens des moteurs de recherche), n’en reste pas moins onéreuse. Plus onéreuse qu’un référencement à base d’annuaires, par exemple, mais moins onéreuse qu’une stratégie de netlinking à base de partenariats ciblés, par exemple. En outre, elle est très utile pour du référencement de pages profondes d’un site web déjà visible par ailleurs, et disposant de nombreuses pages de qualité dédiées à des thématiques spécifiques, mais moins pertinente pour un site très récent dont la volumétrie de pages reste modeste, ou dont l’intérêt des pages à promouvoir est éphémère ou très limité.

    Enfin, je ne peux répondre à ta question, les informations que tu réclames sont stratégiques et confidentielles.


  • visibilite internet

    visibilite internet a réagi le 22 juillet 2011 à 8 h 18 min :

    Salut et merci pour cet articles très… touffu. En effet quand je vois cet articles et les commentaires de son auteur j’arrive mieux à comprendre comment il peut faire 150 articles uniques avec une base de 5… ça c’est de la rédaction au kilomètre ! En tous cas merci bien pour ton article très complet et intéressant.

    C’est vrai que la statégie communiqué de presse / digg-like est très efficace pour des requêtes spécifiques sur des pages profondes pour un site déja bien ancré. En revanche cela l’est beaucoup moins pour un site récent sur lequel il faut à mon avis impérativement commencer avec des annuaire à forte autorité (et en complément de digg/ réseau sociaux / cp…) et ainsi ancré la page d’accueil sur les 2 ou 3 mots-clés choisis pour définir le site.


  • ced

    ced a réagi le 25 juillet 2011 à 18 h 44 min :

    Bonjour,

    Certains sites de communiqués de presse ont profité des internautes et c’est inadmissible ! Le site [nom de site censuré] géré par le reponsable de [nom de l'éditeur censuré] a laissé publier des communiques de presse avec des liens puis a décidé du jour au lendemain de supprimer tous les liens ! Comme ça ce cher monsieur bénéficie de contenu gratuit sans rien en retour. De plus j’ai envoyé plusieurs mail à cette personne mais comme je le pressentais elle n’a même pas daigné me répondre. Bonjour l’éthique chez cette agence web… Merci de faire passer ce message sur d’autres sites qui parlent de communiques de presse afin que les référenceurs ne se fasse pas avoir par ce genre de personnes qui vous laisse alimenter leur sites pour retirer vos liens. Amis référenceurs, Voilà un site à absolument bannir de votre liste de sites de cp, je rapelle son url [nom de site censuré]. N’hésitez pas à faire tourner l’info afin que ce genre de personnage ne continue pas de bénéficier de notre contenu gratuitement !


  • Martin

    Martin a réagi le 27 juillet 2011 à 22 h 58 min :

    @ced : Le présent site n’est pas fait pour dénoncer les mauvaises pratiques des uns ou des autres. Si tu souhaites régler tes différends avec quiconque, je t’invite à joindre les personnes concernées directement, ou bien utiliser ton propre espace de publication pour dénoncer d’éventuels abus, quels qu’ils soient.


  • wemi

    wemi a réagi le 10 août 2011 à 11 h 50 min :

    Petit retour sur cet article qui, si l’on considère le nombre important d’annuaires d’articles qui émergent chaque jour, est plus que jamais d’actualité. La génération de contenus textuels de qualité est donc au centre du débat.

    À ce sujet, que penses-tu des outils de content spinning francophones actuels ? Seraient-ils une alternative pertinente à la méthode de rédaction que tu utilises actuellement ?