Influence du texte d’ancre des liens sur le positionnement dans les résultats de recherche de Google

Rapide analyse de l’influence du texte d’ancre des liens sur le positionnement des sites dans les résultats de recherche de Google.

Une ancre retient un bateau sur une plage paradisiaque d'un lagon bleu

Rien de mieux qu'une bonne ancre pour conserver sa place au paradis

En référencement naturel, on considère que les liens externes sont essentiels à un bon positionnement sur les moteurs de recherche. Parmi les critères figurent la diversité de ces liens, et le texte d’ancre. Aussi, dans le cadre d’une rationalisation des méthodes de travail, et sous prétexte d’un devis, j’ai entrepris de tester la réalité de ce postulat. Vous trouverez dans cet article quelques résultats préliminaires de mes investigations.

SEMRush et Link Builder sont deux outils d’aide au référencement Internet

Tout d’abord, j’ai obtenu la liste des mots-clefs associés au site du prospect via le service SEMRush. J’ai pu identifier plus de 1.000 mots-clefs associés au site sur le moteur de recherche Google.fr, ainsi que plus de 3.000 sites concurrents. Ceci fait, j’ai utilisé le service Link Builder pour extraire les textes d’ancre des liens de plus de 1.000 de ces sites parmi les mieux référencés sur les mots-clefs précédemment identifiés.

Ensuite, j’ai comptabilisé, pour chaque position de résultats de recherche sur une requête donnée, le nombre de liens comportant un texte d’ancre incluant le mot-clef concerné, ainsi que le nombre de domaines distincts où ces liens apparaissaient. Le résultat, obtenu sur un large échantillon des données collectées, est compilé dans le graphique qui suit :

Les sites figurant sur les premières positions de résultats de Google sont ceux qui bénéficient des ancres optimisées les plus nombreuses et les plus diversifiées

Un texte d'ancre de lien populaire et optimisé favorise un bon positionnement sur Google

Le texte d’ancre est un signal de référencement naturel fort

Ce graphique confirme donc l’hypothèse de départ, à savoir que le texte d’ancre d’un lien est un signal fort de positionnement dans les résultats de recherche, et que les liens nombreux et diversifiés favorisent un positionnement en tête de résultats.

Le texte d’ancre n’est pas l’unique paramètre pris en compte

Cependant, il nous indique aussi que si la méthodologie retenue permet de dégager une tendance, elle n’est pas non plus suffisante. En effet, comme le montrent notamment les pics des positions 8, 21, 22 et 24, des liens en quantité, même placés sur de très nombreux domaines, ne sont pas suffisants pour un positionnement idéal.

En réalité, cette analyse est extrêmement simpliste face aux centaines de facteurs pris en compte par Google pour classer les résultats de recherche. Par exemple, cette mini-étude ignore le PageRank des pages ou des domaines sources de liens. De plus, elle cible les liens externes exclusivement, ignorant les liens internes à chaque site. Enfin, elle reste sensible au spam, alors que de nombreuses pages où figurent des liens sont contraires aux consignes pour les webmasters.

Le contenu rédactionnel d’un site ne doit pas être négligé

Enfin, le contenu des sites est totalement occulté ici, alors qu’il est certainement plus pertinent de l’étudier en priorité, la quantité et la diversité des mots-clefs analysés laissant entrevoir une longue traîne particulièrement riche que tous les textes d’ancres du monde ne sauraient satisfaire à eux seuls.

Crédit photo CC BY-SA 2.0


Commentaires

4 réactions to Influence du texte d’ancre des liens sur le positionnement dans les résultats de recherche de Google:

  • Kae

    Kae a réagi le 17 mai 2011 à 9 h 00 min :

    Bonjour,
    Bonne analyse. Le graphique concerne donc si je comprend bien une seule ancre. C’est une ancre exacte ou cela regroupe toutes les variations contenant le mot clé exact ?

    Car je me demande si trop de liens de trop de domaines différents avec la même ancre ne sont pas mauvais au final (puisque assimilés à du spam ou une erreur statistique), surtout depuis quelques mois. Qu’en penses-tu ?

    Il pourrait aussi être intéressant de connaitre le pourcentage de liens comportant l’ancre par rapport au nombre de liens pointant vers la page. Ainsi voir si le top3 a, en pourcentage, plus ou moins d’ancres optimisées que les suivants.


  • Martin (Petit Nuage)

    Martin (Petit Nuage) a réagi le 17 mai 2011 à 23 h 32 min :

    @Kae : Le graphique est une compilation de mille mots-clefs, et de l’ensemble des ancres qui l’incorporent. Il s’agit d’une inclusion large, et non d’une seule et unique ancre.

    En d’autres termes, pour le mot-clef mobilier design, les textes d’ancres le mobilier design est comptabilisée, tout comme mobilier et design, mais pas mobilier de maison ou design web.

    Tu soulèves un point tout à fait intéressant : que se passe-t-il quand on abuse d’une seule et même ancre sur tous les liens pointant vers un domaine ou une page web ?

    Google incite les webmasters à créer du contenu original pour obtenir des liens naturellement, spontanément, de la part de webmasters tiers.

    Lorsqu’une page comporte un taux de liens identiques trop important, Google considère que ce n’est pas naturel, et peut être amené à pénaliser la page ou le site cible du lien.

    Cette pénalité est très variable. La moindre pénalité, lorsqu’elle arrive, semble être limitée au mot-clef, la page est déclassée dans les résultats de celui-ci. D’autres pénalités peuvent inclure le retrait pur et simple de la page des résultats de recherche (mais la première pénalité implique habituellement la seconde de fait). Enfin, la disparition du site est aussi à craindre, bien que beaucoup plus exceptionnelle.

    Concernant le taux d’ancres, j’ai pu lire un retour d’expérience sur une pénalité apparue lorsque le site a dépassé 60 % de textes d’ancres de liens identiques. Aussi, deux ancres différentes devraient en principe suffire. Sauf si cette valeur devait varier dans le temps, ce qui est fortement probable.

    Personnellement, j’essaye d’utiliser au moins deux, et idéalement jusqu’à quatre, voire cinq (!) textes d’ancres différents sur la page cible à promouvoir, lors de mes campagnes de netlinking.

    Le résultat est certainement plus dilué et moins évident sur le mot-clef principal. En revanche, celui-ci dure plus longtemps. De plus, il permet d’élargir la diversité des mots-clefs, et de promouvoir la fameuse longue traîne, qui représente, sur de nombreux sites, près de 100 % du trafic recherche. Il est en effet fréquent de voir des sites dont personne n’a jamais entendu parler, car ils ne disposent d’aucune notoriété en tant que marque, ou d’une notoriété faible, mais qui jouissent d’un trafic particulièrement large grâce à la diversité des mots-clefs qui leur sont associés. C’est le cas notamment des divers annuaires spécialisés.


  • Kae

    Kae a réagi le 18 mai 2011 à 9 h 02 min :

    Merci pour ta réponse qui éclaircit de nombreux points. Nous avons la même analyse. Mis à part pour toucher la longue traine, ce qui correspondrait par exemple à rajouter selon moi un mot à un couple de mots clés à référencer (comme la ville, une infinité de possibilités).

    Utilises-tu parfois des ancres plus proches comme « le mobilier design » « mobilier et design » « design et mobilier » pour ne positionner qu’un gros mot clé : « mobilier design » ? Cela revient quasiment à rajouter des stop words, je ne suis pas sûr des effets d’une telle méthode ni si ils contribuent à descendre les 60% dont tu parles.


  • Martin

    Martin a réagi le 31 mai 2011 à 7 h 16 min :

    @Kae : Une optimisation du référencement naturel visant spécifiquement la longue traîne implique, comme tu le fais remarquer, de joindre à une expression principale une grande variété de termes additionnels variables.

    L’intérêt de cette approche n’est cependant pas systématique. L’effort de référencement est difficile à rentabiliser — sans recourir au spam web — pour un nombre restreint de pages. En réalité, ne peuvent bénéficier de textes d’ancres ciblant exhaustivement la longue traîne que certains types de sites, en particulier ceux qui ont un grand volume de pages. Par exemple, comme tu le remarques, les sites ayant un ciblage géographique. Encore faut-il savoir où placer de tels liens. Si l’on ne veut pas sombrer du côté du spam web (et inonder des blogs ou des forums de liens à foison), ce type d’approche semble se limiter aux sites partenaires prêts à modifier leurs pages avec une telle optimisation.

    Lorsque je faisais référence à la longue traîne, dans mon précédent commentaire, ce n’était pas tant pour la cibler exhaustivement au travers de liens, mais, grâce au contenu rédactionnel de la page cible, favoriser certaines expressions par une variation des textes d’ancres sans toutefois compromettre les expressions principales. La longue traîne est alors promue par l’association conjointe, d’une part, des textes d’ancres et, d’autre part, du contenu rédactionnel figurant sur la page.

    Concernant mon choix des ancres (qui n’est pas forcément l’approche générale), j’essaye d’identifier deux à cinq expressions différentes que, par la suite, je dérive en fonction des besoins et des contraintes. Ta remarque concernant les stop words (ou mots vides en français) est tout à fait pertinente : ils ne peuvent servir seuls à assurer la variabilité des textes d’ancres. Au mieux (et encore, j’ai plus qu’un doute), cela dupera les moteurs de recherche un court moment, mais finira tôt ou tard par ne plus marcher. Il faut donc bel et bien opter pour des textes d’ancres réellement différentes visant une même page.

    Dans le domaine du mobilier design — puisqu’on est parti dans cette voie — j’aurais tendance à opter en complément pour meuble design, table design, canapé design et fauteuil design, par exemple, ou bien encore mobilier tendance, mobilier moderne, mobilier contemporain, parmi les voies à explorer. Avant de les utiliser, il faut voir les occurrences de ces expressions sur la page et le site cibles, ainsi que leurs volumes de recherches, ou encore la concurrence, pour choisir ceux qui paraissent les plus censés. Ensuite seulement, on peut faire varier ces expressions avec des mots vides ou les diverses déclinaisons des mots pour insérer les textes d’ancres dans des contenus rédactionnels rédigés dans un français correct.

    Quelle est ton approche, concernant le choix des ancres ?